lundi 5 mars 2007

Un sourire



Ce matin je consultais un article de Nicolas Langelier sur:les chauffeurs d'autobus sont rarement sympatique. Sa constatation,m'amène à poser cette réflexion sur ces gens qui choisissent de travailler dans le secteur public. Pourquoi le font-ils? Pour l'amour de l'argent ou pour l'amour des gens? En principe quand on choisit de travailler dans un secteur public, on suppose que c'est parce que l'on aime les gens. Malheureusement, nous sommes trop souvent victime des sautes d'humeur de ces travailleurs, peu importe le domaine. Pour avoir moi-même travailler plusieurs années auprès de la clientèle, je sais que ce n'est pas toujours facile, je sais aussi que l'on ne peut pas aimer tout le monde et je sais aussi qu'il y a des moments plus difficiles que d'autres. Je sais aussi qu'il en est ainsi pour tout le monde et c'est donc pourquoi les autres n'ont pas à subir nos ennuis ou nos petites crises existentielles. C'est un choix que l'on fait en s'engageant à travailler au service des autres. Faudrait prendre le temps de savoir ce que cela implique avant de s'y engager. Sans le client peut-être n'y a-t-il plus d'emploi? Alors un petit sourire dans le visage ne fait pas mal et souvent peut réchauffer autant qu'un petit rayon de soleil. Le pire de tout ça est que ce soit contagieux.

dimanche 4 mars 2007

Agréable surprise

Quel agréable surprise ce matin quand, en ouvrant mon ordi, j'ai pris connaissance de nouveaux commentaires sur mon blogue.
J'ai commencée il y a quelques jours à peine, sous le coup de passion que ma fille m'a transmis, à créer ce blogue, sans toutefois savoir ce que je pourrais bien y dire.
Voilà que je me découvre rapidement un réel plaisir à rechercher...une chose, des choses et plein de choses à dire, tout en me disant que ma fille sera certainement la seule à les lire.
Alors, j'avoue que de découvrir que d'autres personnes s'y arrêtent, me touche et m'amène à comprendre encore davantage cette passion qui nous habite lorsque l'on intègre ce monde blogueur.

samedi 3 mars 2007

Des canards



Impensable de passer la journée à l'intérieur, malgré le plaisir croissant que je développe à m'amuser sur mon blogue. Le soleil m'invite à aller à sa rencontre, ne serait-ce que quelques instants.
Alors je m'habille et décide de faire quelques pas. Le temps est parfait. Je m'arrête prendre un café. Je suis seule avec moi même. Parfait! Je peux penser à ce que je vais mettre dans mon prochain billet sur mon blogue.
Je regarde autour de moi, je ne connaîs personne. Je prends une revue, la regarde distraitement et remets mon manteau pour continuer ma marche.
Je descends sur le boulevard La Promenade. C'est la place . Un endroit superbe sur le bord de la rivière St-Maurice. J'y croise un tas de gens qui comme moi ont envie de goûter à cette belle journée.
Mais surprise, qu'est ce que je voie? Des centaines de canards se promenant sur le trottoir!
Trop beau et quelle bonne idée j'ai eue d'amener avec moi ma caméra.

Touchant

Il suffit de si peu pour faire plaisir et c'est tellement à la fois.
Rien n'aurait pu empêcher ce sourire, de se dessiner sur mon visage, en voyant ce que j'appellerai cet honneur dont je vous fais part ici : La neige de Shawi

Âge, sagesse et cheveux blanc


Qui n'a pas entendu " la sagesse vient avec l'âge ou les cheveux blanc c'est la sagesse".
Je ne crois pas personnellement que les cheveux blanc apportent absolument la sagesse ni que la sagesse vient avec l'âge; mais quand on a la chance de rencontrer dans une même personne,l'âge, la sagesse et les cheveux blanc, alors ces moments deviennent des instants de privilège.
Tout près de chez moi il y a une dame agée de 84 ans chez que je vois régulièrement. Je qualifie ces moments de chance. Je découvre à nos échanges, une profondeur d'âme qui me touche.
C'est une personne faite de bonté, de compassion, de vitalité, de joie de vivre.
Elle avoue candidement s'émerveiller encore facilement à la vue d'une fleur, d'un coucher de soleil. Elle trouve le bonheur dans chaque instant que la vie lui fait grâce. Elle se réjouit d'une belle amitié qu'elle partage depuis plusieurs années, avec une voisine de palier, qui semble tout aussi belle qu'elle même. Elle reflète la sérénité.
Des problèmes, comme tout le monde elle en a eu, elle ne les traînent pas en avant- plan. Ses meilleures armes pour avancer et mordre dans la vie sont ses correspondances qu'elle entretient depuis plusieurs années avec des gens inconnus physiquement, mais soigneusement choisis pour leur reflet de bonté, à travers des revues du 3ième âge.
Ses petits déjeuners quotidiens au resto avec sa grande amie lui apporte toujours la satisfaction des plaisirs partagés. Elle est toujours heureuse d'être entourée de ceux qu'elle aime, autour d'une bonne table pour souligner l'anniversaire d'un membre de sa famille. Elle ne juge pas, elle ne critique pas pour critiquer. La marche fait toujours partie de ses activités, même après avoir été hospitalisée avec sa compagne il y a quelques années, après s'être fait happée par une auto.
Elle se tient loin des gens défaitistes, négatifs.
Ceux qui font partie de sa vie, sont des gens qui lui ressemble. Ils sont sereins, sages et beaux.
Ceux qui la connaîssent sont privilégiés.
La sagesse, je ne crois pas qu'elle vient nécessairement avec l'âge. Je crois qu'une personne âgée faisant preuve de sagesse est une personne qui a toujours fait preuve de sagese même étant jeune.
Je suis privilégiée de connaître des gens d'une telle beauté.
Si j'ai le bonheur de vieillir, j'espère le faire ainsi.

vendredi 2 mars 2007

Comme la neige a neigée...


(photo de Véro, prise l'an passé, qui représente bien la journée)

Assise dans mon fauteuil près de la fenêtre, je regarde la neige tombée et j'aime ça!
Il y a une féerie dans ces petits flocons blancs que je m'amuse à regarder se poser ici, ailleurs, encore ici et enfin partout.
Hier seulement, il n'y avait plus un brin de neige sur mon balcon. Aujourd'hui, après deux pelletages de plusieurs pouces à la fois, je suis encore et vais rester ainsi jusqu'à demain, enterrée de neige.
C'est beau, c'est blanc. C'est vrai, j'aime ça. J'aime ça sauf que je devais recevoir la visite de mes soeurs aujourd'hui; mais elles ont annulées et avec raison. C'est beau quand tu es dans la maison que tu n'as pas à sortir. C'est la catastrophe, si tu es obligé de prendre la route. Moi, aujourd'hui je n'ai pas à prendre la route alors c'est beau. Les sorties que j'ai fait n'étaient que plaisir,quelques pas dans la neige et quelques pelletées de neige.
Désolée pour les autres. Prudence

1 ans déjà!

J'ai célébrée il y a peu de temps, mon cinquantième anniversaire de naissance.
Mais je ne peux passer sous silence un autre anniversaire tout aussi important.
C'est mon 1er anniversaire de libération!
Victoire! Fini les restrictions, fini les frustrations.
Je célèbre ma première année de délivrance à la dépendance à la cigarette.

Ouf, ce n'est pas évident de s'en séparer. Quand on pense que ce petit bout malodorant nous a accompagné si fidèlement pendant près de 35 ans.
Toutes les questions sont au rendez-vous au moment de prendre la décision.
Que vais-je devenir?
Que vais-je faire quand je regarde la télé?
Que vais faire quand je souffre d'insomnie? Car même la nuit, elle est présente pour nous accompagner.
Que vais-je faire quand je prends mon café?
Que vais-je faire quand après un bon effort, j'ai envie de m'asseoir pour relaxer?
Ma vie va devenir terne, vide et triste.
Pis, pourquoi arrêter? Ça ne dérange personne! C'est de mes affaires, je suis seule et ça me fait du bien et blablabla...
Toutes ces questions et encore bien d'autres sont venues tour à tour visiter mes petites cellules grises à savoir ce que l'on allait devenir.

Maintenant je sais ce que l'on devient.
J'ai découvert des tas de petites choses qui pour certain, pourront paraître anodines mais qui pour moi sont devenues d'une importance incroyable: les odeurs.
Incroyable tout ce que j'y ai découvert. En premier, moi qui selon mes normes, suis propre, j'ai dû prendre chaque vêtement de mon placard et de mes tiroirs pour les laver. Avec ce nouvel odorat qui venait en prime je découvrais l'odeur de la fumée. Horreur! J'ai donc lavé, lavé tout ce qui se lavait, y compris murs et plafonds.
Partout j'ai placée de petits lampions parfumés, que je me plaît à humer chaque matin quand j'entre dans la cuisine. Chaque pièce a son odeur.

Les premières semaines surtout, j'en étais fatigante auprès de mes amies à leur demander "sent moi s'il te plaît, dis moi si je sens bon".
J'ai de très bonnes amies et elles ont participées de bon coeur à mon éveil.
Je comprends de plus en plus leur bonheur de me voir enfin délivrer de ce fumoir qui me faisait une seconde peau. Je croise des gens dans la rue et parfois je sais immédiatement si cette personne fume par l'odeur qu'elle laisse derrière elle.
Comme je comprends ma fille maintenant quand elle me disait qu'elle ne pouvait supporter l'odeur. Elle venait me rendre visite et cachait tant bien que mal ses affaires afin de les protéger de ma fumée. Je me remémore ses soupirs même en plein
air, me disant que ça ne sentait pas bon. Ben voyons Véro, ça se peut quand même pas dehors!
Ben oui ça se peut.
Ça se peut aussi que ce soit en grande partie à cause ou bien grâce à elle que j'ai pu me débarrasser de cet handicap.
Grande victoire.
Ce que je deviens en tant que non fumeur?
LIBRE et fière de l'être.